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    TRANSEPT SUD Cathédrale st-Julien du Mans (dessin de J. Pennel 19° s.)

    Le transept sud de la Cathédrale du Mans est achevé en 1392. C'est à cette époque que Charles VI arrive au Mans....

    Durant la Renaissance : voilà une drôle d'histoire ! sacré roi à l'âge de 11 ans à la mort de son père Charles V, Charles VI prend réellement le pouvoir à l'âge de 20 ans en congédiant ses oncles qui avaient assuré la régence mais qui avaient pillé le trésor royal et assommé d'impôt le bon peuple. Autant dire que pour les ducs de Bourgogne, Berry, d'Anjou, de Bourbon... la pilule est amère mais depuis il est surnommé Charles "Le Bien Aimé" par ses sujets. Son grand-père Jean II le Bon (le père de Charles V) qui est d'ailleurs né comte du Maine au château du Gué de Maulny près du Mans avait créé une ordonnance établissant le franc en 1360.

    Car ce nouveau roi, trop jeune pour gouverner, se laissa néanmoins dominé par ses oncles qui commirent tant d'exactions qu'en 1382, les Parisiens massacrèrent à coups de maillets les collecteurs d'impôts ; ce fut l'insurrection des Maillotins et pour calmer les esprits, Charles VI voulut rappeler les conseillers de son père, gens de petite maison qualifiés de Marmousets par les grands seigneurs. Pour se débarrasser de ces Marmousets, les nobles essayèrent d'assassiner l'un d'entre-eux, le connétable Olivier de Clisson et c'est en vue de punir le meurtrier réfugié en Bretagne que Charles VI entreprit son expédition.

    Nous sommes donc en 1392, Charles VI a 24 ans. Il est donc roi de France de la dynastie des Valois et, à la tête de l'armée royale, le 5 août, il quitte LE MANS pour la Bretagne dans une expédition punitive.

    Le roi et son escorte quittent la ville après la messe du matin. Or, ce matin du 5 Août 1392, une chaleur caniculaire écrase notre bonne ville du Mans et la campagne environnante.

    La troupe se met en branle vers 9 ou 10 heures du matin, prend la direction de Malicorne et entre dans les bois de Buffes avant d'atteindre la forêt de Longaulnay. Son armée est impressionnante, on y compte pas moins de 265 chevaliers, 2267 écuyers, 146 archers, 48 compagnies d'arbalétriers et la sphère privée du Roi. Cette armée traverse la forêt du Mans en sortant par le gué de Maulny pour rejoindre Arnage et le chemin aux bœufs. On passe non loin de la maladrerie" de saint-gilles". A l'ouest de Guécélard, la troupe s'engage dans les bois que Huet de Buffes connaît comme sa poche.

     Pour lui c'est un honneur de montrer aux notables, seigneurs et chevaliers accompagnant l'armée de leur faire faire un court détour vers son château-refuge de Buffes d'où chacun peut
    admirer le beau petit village de FILLE. Puis après ce coup d'œil sur le site ils partirent dans la forêt de Longaulnay. Les chevaux marchent mal dans le sable et soulèvent la poussière. Derrière le Roi marchent ses oncles, les ducs de Berry, de Bourgogne, Philippe d'Artois et de Navarre. et c'est à cet endroit que survient un incident, en plein midi, alors que le soleil est à son zénith.

    Un excité à la figure hideuse sortit d'un buisson lui cria, en empoignant la bride de son cheval, "Arrêtes, Noble Roi, tu es trahi ! ". le Roi fut fort troublé de cette apparition ; sa tête qui était très faible en fut ébranlée. Cependant, on continua à marcher ; la forêt passée, on se trouva dans une grande plaine de sable où les rayons du midi étaient plus brûlants encore. Un des pages, assoupi sous l'effet de la chaleur, s'étant endormi, la lance qu'il portait, tomba sur le casque et fit soudainement retentir l'acier. Alors là, le roi sort de sa torpeur et on le vit, se lever sur ses étriers : il croit tomber sur une embuscade, il se saisit de son épée, pressa les éperons de son cheval  et s'élança en criant : "En avant !  sur ces traîtres, ils veulent me livrer aux ennemis !".

    Chacun s'écarta en toute hâte, pourtant pas si tôt que quelques-uns furent blessés ; on dit même que plusieurs furent tués, entre-autres, un bâtard de Polignac.  Le frère du Roi, le duc d'Orléans, se trouvait là tout près ; le Roi court sur lui, l'épée levée et allait le frapper : "Fuyez mon neveu d'Orléans, s'écrie le Duc de Bourgogne, Monseigneur est dans le délire. Mon Dieu, qu'on tâche de le prendre !" Mais il était si furieux que personne n'osait s'y risquer ! on le laissait courir çà et là et se fatiguer, en poursuivant tantôt l'un, tantôt l'autre. Enfin, quand il fut lassé et trempé de sueur, son chambellan, Charles de Martel, s'approcha par derrière et le prit à bras le corps ; on l'entoura, on lui ôta son épée, on le descendit de cheval, il fut couché doucement par terre.

    On défit sa jacque, , son frère et ses oncles s'approchèrent, ses yeux fixes ne reconnaissaient personne : les chaleurs du mois d'août ajoutées à la fatigue du voyage avaient dérangè entièrement son cerveau. "Il faut retourner au Mans dirent les ducs de Berry et de Bourgogne, voilà le voyage en Bretagne fini". 

    Et  on le ramena au Mans ligoté sur un chariot à bœufs gentiment prêté par le seigneur du château des Perrais, sans mouvement, sans parole et il restera dans la capitale de la province du Maine jusqu'au 18 août.

    A la suite de cette folie, Charles "Le Bien Aimé" devient Charles VI "Le Fol" et une terrible guerre civile éclata entre deux partis ennemis celui des Armagnacs et celui des Bourguignons. Charles VI mourut en 1422.





     


    Entre le soleil qui flamboie et la route qui poudroie, Charles VI dit "Le Bien Aimé" chevauchât... en direction de Malicorne, alors, bien sûr, comme il faisait chaud, la tête lui tournât mais il avait revêtu une tunique de velours et un chaperon de vermeil écarlate qui lui couvrait bien la tête : une "tenue très estivale" que l'on appelait une "jacque" ; enfin, non ce n'était pas vraiment la tenue idéale quand on crève de chaleur.

    Avant d'atteindre la forêt de Longaulnay, surpris, effrayé par un drôle d'individu en haillons, il fit une démonstration de ses talents de guerrier et en deux coups de cuiller à pot, deux de ses valets passèrent de vie à trépas et il en blessa deux autres qui trépasseront plus tard ; alors là, l'expédition est terminée : et le roi devient
    fou
    ...
     


    Une statue équestre en plâtre retouché à la cire le représente au musée du Louvre, département des Sculptures, oeuvre d'Antoine-Louis Barye, dans cette traversée de la forêt du Mans, effrayé (en réalité cette scène eut lieue dans la forêt de Longaulnay aux environs de Fillé et de Guécélard).






    Sources Bibliographiques : Dictionnaire topographique, historique et statistiques de la province du Maine de J.R. Pesche
    - Histoire de la Province du Mans collections Médiathèque Louis Aragon
    - Histoire des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
    - Sur l'épisode le plus connu des passages des rois de France au Mans et qui reste celui du coup de folie du roi Charles VI : l'article "ET LE ROI DEVINT FOU" de la revue MAINE DECOUVERTES n° 20 de second trimestre 1999.
    ainsi que l'article des 18 Rois de France en province du Maine signés Philippe Bouton, Alain Moro, Daniel Etoc, Jacques Chaussumier et Jacques Gohier et que ce dernier situe aux alentours de Fillé et de Guécelard dans la fameuse forêt de Longaulnay . article paru dans le premier numéro de 2001 de la Vie Mancelle et Sarthoise.
    - sources et références manuscrites : archives départementales de la sarthe ainsi que Gallica Bnf.fr "Géographie du Maine".
    - passage de Louis XIII au Chateau de Buffe ; source et information : mémoire de D. LAPORTE-BEUCHER.
    - archives de la Mairie de FILLE
    - illustrations et informations sur livre d'histoire classe de 5° des Cours Complémentaires, RENAISSANCE-MOYEN AGE de E. PERSONNE ET P. MENARD des Editions NATHAN publié en Novembre 1958.
    - lecture complète de l'Union Historique et littéraire du Maine d'Ambroise Ledru n°10
    - lecture complète de la Revue Historique et Archéologique du Maine, 3ème série, tome 12.
    autre source bibliographique :
    - extrait d'un article "Un aspect de la Peste de 1626 dans le Haut-Maine" de Caroline Delaperelle dans les Malheurs du Temps publié par la revue culturelle et touristique du Dépt de la Sarthe n° 343, second trimestre 1999.
    - extraits du livre écrit par Monsieur André GOBENCEAUX sur la commune de GUECELARD "GUE-SEELARD" et remis au Maire de Fillé.-

    extraits des Données Chronologiques remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005-2006).

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  • "Le Maine, situé sur le chemin de Calais à la Bretagne, est constamment traversé par les troupes à la solde d'Edouard III ainsi que par des bandes de pillards s'accaparant tout, rançonnant, brûlant, anéantissant les campagnes, les villages sans défense..." (1)

     

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    Edouard III, roi d'Angleterre, possède en France la Province de Guyenne. En 1337, il essaie de répéter, mais à l'inverse, l'opération de Guillaume-le-Conquérant, trois siècles plus tôt, en se proclamant roi de France. Il commence aussitôt la conquête de "son" royaume...
    Ainsi débute la période connue sous le nom de GUERRE DE CENT ANS qui durera de 1346 jusqu'en 1456
    qui va amener son cortège de malheurs dans le Maine.

     


    Il y a déjà des vignes à FILLE et pendant la guerre de cent ans, la rapacité des occupants anglais n'avait d'égal que la goinfrerie du dénommé Jean Falstoff, maître du régent le duc de Bedford, qui venait se goinfrer de charcutailles dans les métairies aux alentours du Mans et de fruits et du raisin dans le grand jardin du "Gros Chesnay". N'est-ce-pas le duc de Bedford qui faisait envoyer de FILLE en Angleterre de nombreuses barriques de vin du cru en écumant les vignerons de FILLE qui cachaient leurs barriques de vin et leurs denrées alimentaires dans le souterrain de FILLE ?
     


    Ce dernier paragraphe en lettres violettes est extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe que Pierre Gouet a remis en son temps à Monsieur G. Choisnet, Maire de Fillé ( Pierre Gouet 2005/2006).

     

    Deux importantes périodes de famine avaient précédé cette époque : 1339 à 1341 et 1343 à 1346. Le printemps 1374 est si pluvieux que "les bleds sont gastés en terre..."
    S'y ajouta, les passages répétés des gens d'armes.

    Une fois de plus, ce fut la misère et le dépeuplement de notre territoire livré aux déprédations de la soldatesque anglaise. De nombreuses maisons construites en bois sont incendiées, Buffes est gravement endommagé, Mondan est ravagé le 16 Septembre 1380 en même temps que l'église de GUE-SEELARD est incendiée.

    Après la bataille de Crécy en 1346, Jacques de Maridort, cadet de la célèbre famille Warwick alliée à Thomas Becket (archevêque de Cantorbéry), s'installa dans la région de La Flèche. Un des seigneurs de sa suite trouvant les rives de la Sarthe accueillantes et appréciant les lieux pour le passage incessant des marchands au gué de FILLE avait entrepris de construire ce qui fut le premier château de Buffes. On y était à vrai dire plus en sureté derrière les épaisses murailles que pour le gîte et le couvert car le château était peu meublé et chaque hôte de passage devait amener table, banc et couchage.

     

      LA PESTE
     



    A partir de 1347 jusqu'en 1350, une peste épouvantable se fit sentir d'abord dans le Maine et en Anjou, puis en Bretagne et, suite aux fortes chaleurs d'été, s'étendit à toute la Francequi généra une mortalité effrayante.

    Cette extension s'accompagna à FILLE de l'ergot de seigle dû à la souillure des récoltes par les rongeurs ainsi qu'au manque d'hygiène. Dans l'Europe médiévale, le pain se faisait à base de seigle et l'ergot de seigle est un champignon de couleur vineuse ou noirâtre de un à six centimètres qui s'accroche aux épis lequel entraîne des convulsions épileptoïdes et une gangrène des extrémités ; il provoque également des hallucinations, des troubles étranges et des délires. L'hospice des Ardents fondé au X° siècle près de la cathédrale du Mans était destiné à recevoir ces malheureux atteints de maladies provoquées par l'ingestion de céréales (surtout l'ergot de seigle).

    Entre 1364 et 1380, sous Charles V, l'église de Roëzé a servi de fort aux Anglais. Par ailleurs, au début de Décembre 1370, Du Guesclin, connétable de France, recruta des combattants du cru qui, par leur bravoure, vainquirent les Anglais à Pontvallain le 4 Décembre 1370.

    Ces trois derniers paragraphes en lettres violettes sont extraits des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé ( Pierre Gouet 2005/2006).

    En 1357, c'est le manoir du Gué-de-Maulny au Mans qui est ravagé.

     

    En fin d'année 1407 et début 1408, la France et l'Angleterre connurent l'hiver le plus long du  Moyen Age. 

    A l'avènement de Louis III d'Anjou, comte du Maine, vers 1417, nouveau retour dévastateur des soudards d'Outre-Manche.

    "Jean Froissard dans ses Chroniques Royales décrit une chevauchée des anglais en 1380. La Sarthe constituant une ligne de défense pour les français, ceux-ci avec l'aide des petits seigneurs locaux, avaient obstrué les lieux de franchissement de la grande rivière. En garnison à Pontvallain, le 16 Septembre 1380, une importante troupe de soldats d'Outre-Manche, par Moncé-en-Belin, essaya de traverser la rivière Sarthe à Arnage, puis à FILLE, suivant la berge jusqu'à Noyen, à la recherche d'un passage, ravagèrent Buffes, incendièrent Mondan, endommagèrent maisons, hameaux, églises, dans une fureur destructrice."

    Extrait d'un livre écrit par Monsieur André GOBEANCEAUX L'HUISSIER sur GUECELARD.

    Commandée par Beaudoin de Tucé, le 10 Août 1425, LE MANS, assiégée par le Comte de Salisbury, tombait aux mains des Anglais. Cette année-là, à la Suze, il y eût de violents combats pour la défense du château. (2)

    Vers la même époque, on dit qu'une galerie est creusée entre Buffes et le Gros Chesnay et il se disait encore il n'y a pas si longtemps qu'un trésor était caché dans ce souterrain. Or, vers 1860, lors du creusement du canal, aucune existence de souterrain n'a été découverte entre les deux sites, pas plus qu'au troisième millénaire - donc à partir de 2007 - les travaux effectués sur la plaine dite de "loisirs" et donc à l'emplacement de ce souterrain imaginaire, n'ont révélé la présence d'aucun trésor.

    Gilles de Retz qui séjourne dans son château de la Suze fait des "razzias" aux alentours jusqu'en 1448. A 21 ans, il s'était signalé en tuant de ses propres mains Blackburn, le commandant de la garnison anglaise au château du Lude.

    Ce dernier paragraphe est extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé ( Pierre Gouet 2005/2006).

    Ils reprirent aux Anglais le château de Malicorne dans le comté du Maine et la forteresse de Rennefort.

    Toutefois, en 1448, les Anglais abandonnent le Maine en incendiant le domaine de Buffes. C'est aussi à cette époque que prirent forme les jardins du Gros Chesnay arrachés aux eaux stagnantes du marais.

    Le seigneur de Mondan Jacques de Buffes devient l'héritier du domaine de Buffes, incendié au départ des Anglais.

    BUFFES SERA RECONSTRUIT - LA BEUNECHE TRANSFORME A LA RENAISSANCE - "LE CHATEAU DU GRO
    S CHESNAY" SE CONSTRUIT PLUS TARD PRES DU FIEF DES RICHARDIERES.

    En effet, Charles VII mettra fin en 1453 à la guerre de cent ans sur une victoire française. Son nom reste principalement attaché à l'épopée de Jeanne d'Arc qui lui permit de renverser une situation compromise et d'être sacré roi à Reims le 17 Juillet 1429. Très contesté dans sa légitimité même, Charles VII était devenu roi en 1422 en pleine guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Chef de fait du parti des Armagnacs, il avait été déshérité par son père, Charles VI, au traité de Troyes en 1420 au profit d'Henri V d'Angleterre.

    L'occupation anglaise cessa le 15 Mars 1448 dans notre province du Maine qui fut cruellement éprouvée car, à cette époque-là, la guerre se conduisait de façon féroce et cruelle. 

     

    (1) (2) Sources  extraits Maine-Découvertes n°20.

    En 1489, à la mort de Charles d'Anjou, le Haut-Maine entre définitivement dans le domaine royal.

     

     

     

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